CASABLANCA


Il est 18H30, Dimanche 24 Janvier 2016, le weekend se finit après une journée magnifique à Bordeaux.

J’ai rendez vous chez Lucas et Hugo, deux membres  du groupe bordelais CASABLANCA. Une interview bavarde en chemise hawaïenne d’un groupe de rock aux délicieuses saveurs rétros.

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Bonjour, CASABLANCA, comment allez vous par ce beau dimanche  ensoleillé?

Hugo : Très bien un peu fatigué mais tout va bien.

Sixties, seventies, surf vous êtes tout droit sortis d’une période très chère à mon coeur ! Pourtant vous êtes si jeunes ! Pourquoi cette période vous inspire t-elle autant ?

Lucas : C’est sûrement par les parents , pour moi c’est surtout mon père qui m’a fait écouter des musiques de ces années là. Puis après on se construit autour de ça, on écoute des musiques qui gravitent autour de ces périodes là , mais on écoute aussi des musiques actuelles !  Après c’est aussi une question de goût, au fur et à mesure on a découvert d’autres musiques mais aussi des musiques plus actuelles qui ressemblent  à ces années là.

Hugo :   C’est pas quelque chose qui s’explique je pense , c’est juste une question de ressenti, ça dépend complètement des personnes. On ne s’est jamais posé la question de quel genre de musique on allait faire, ça évoluait petit à petit en fonction de ce qu’on était capable de faire ensemble, et de ce qu’on avait envie de faire ensemble aussi.

Vous vous identifiez comme un groupe à filles mais pas que ! Pensez vous que les groupies sont essentielles au rock ?

Lucas : Ben non puisqu’on en a pas ! (rires) . Il doit y avoir deux ou trois chansons qui trainent qui parlent d’amour ou de rupture mais c’était juste pour la blague ou le cliché comme on dit souvent « les 4 garçons dans le vent », on trouvait ça drôle d’appuyer le truc, mais ce n’est pas ce qui nous motive à faire de la musique en tout cas.

Pourquoi ce nom de groupe  ? Est ce une référence au grand film américain de Curtis ?

Lucas : Oui ça peut ! Mais en fait à chaque fois on trouve  une excuse pour ce nom ! Chacun a son explication et c’est bien comme ça ! La vraie histoire on va la dévoiler enfin , pour vous, en exclusivité  ! C’est qu’on avait un nom avant qu’on aimait pas trop, et on a enregistré notre premier EP avec Stéphane GILLET, tous les 4 avec Paul le batteur, alors qu’avant on était tous les trois avec Sam le chanteur et Hugo à la guitare, et donc on s’est dit pourquoi  ne pas changer de nom? Le Premier EP ,c’est un peu un renouveau dans le groupe. Donc on a passé 4 jours à chercher un nom,  on trouvait ça bizarre d’ailleurs de se réunir pour ça, on avait bien bu et bien mangé et y’en a un  qui va aux toilettes. Et il se trouve qu’il  avait une mappemonde dans les toilettes, il voit ça et il revient et nous dit  » « Et pourquoi pas Casablanca? » Et en fait ça a fait l’unanimité  ! Après c’est vrai qu’à chaque interview, on se trouve à chaque fois des histoires différentes. Et on trouvait ça marrant aussi d’avoir un nom à sonorité hispanisante alors que c’était une ville du Maghreb et que nous on a des têtes de blanc becs !

Comment vous êtes vous rencontrés?

Hugo : C’était en 1979, dans un club  échangiste !

Lucas : Tous les deux, on s’est rencontrés en fait au collège Cassignol à Bordeaux ,  en 5eme, c’était l’époque Teenage rock où c’était la mode absolue de monter en groupe .  Dans notre collège plus particulièrement  il y avait plein de groupes qui se montaient,  Hugo avait un groupe et quand le batteur est parti, je suis arrivé dans le groupe. On a  commencé par des reprises de Téléphone, et petit à petit  les morceaux ont commencé à s’écrire. Premier morceau , premier concert à la kermesse du collège en fin d’année. Et puis après on a  continué à jouer ensemble .

Hugo : J’ai rencontré Sam le chanteur actuel, en seconde au Lycée Magendie. Et une apres midi pour apprendre à se connaitre on est allés au petit parc qui était à côté. J’avais emmené une guitare et un harmonica et on a joué tous les deux. Et sur le chemin du retour on s’était pas trop parlés mais voila ça a collé de suite. On a parlé ensemble des Stray Cats qu’on aimait beaucoup,  et je lui ai dit que j’avais un groupe avec Lucas , et je lui ai demandé s’il voulait venir nous rejoindre et ça a de suite marché tous les trois !

Lucas : On a fait un peu n’importe quoi au début mais on a tenté des reprises, des anciens morceaux qu’on faisait déjà au collège avec Hugo. Puis Sam et Hugo ont écrit de nouvelles compos puis voilà on a monté un set, on a commencé à jouer dans les tremplins locaux.Puis on a rencontré Paul en terminale, qui était un ami d’ami, qui n’avait jamais touché une basse de sa vie qui était guitariste.

Hugo : C’est ça qui est important, car pendant 3 ans au lycée on a joué à trois , sans bassiste , sachant pertinemment qu’un bassiste serait le bienvenu, mais on avait surtout pas envie de mettre une petite affichette à la Rock School Barbey. C’est une question de rencontre et  d’évidence, c’est un très bon guitariste qui avait les mêmes goûts que nous, le même humour et on lui a dit  » Sam a une basse, est ce que  tu veux essayer ? » On lui a envoyé les morceaux, il est venu à la répét ils les connaissaient mieux que nous.

Lucas : Oui c’est vrai, il était vraiment carré, il connaissait tout, il avait bossé, et il était motivé !Après ça on a fait notre premier tremplin ,le tremplin Jalles House Rock, c’était notre premier concert et ça a été une révélation, c’était tellement bien d’avoir une basse, surtout pour moi , batteur, d’avoir une assise rythmique. Et donc a cumulé quelques sons pour faire un EP et puis avec un des amis du papa de Sam,  qui nous avait déja écouté sur une reprise des Kid Bombardos , nous a proposé d’enregistrer.

Vous avez sorti un album en Septembre 2015, WATERMELON SLICE. Où l’avez vous enregistré ? 

Lucas : On a enregistré avec Stéphane GILLET, dans deux endroits. Première session de deux semaines, à Quinsac chez Stéphane JACH du groupe  Jach Ernest, pendant deux semaines. On a enregistré les batteries, les basses, une guitare.  Puis on a fait deux semaines de pause, et on a refait deux semaines à Lue, dans les Landes, dans une maison de la famille de Sam, où il y a une grange aménagée en studio. C’était les vacances, c’était sympa. Pour la petite anecdote quand on était à Quinsac, on a enregistré une batterie dehors sur le morceau « A Well educated man part 1 » et si on tend bien l’oreille on entend les oiseaux à la fin. C’était un peu une colonie de vacances, on se marrait.

Pourquoi ce nom d’album WATERMELON SLICE ?

Hugo : On cherchait un truc un peu drôle, pastis, pastèque révolution  mais comme cet album n’est absolument pas une révolution, et ne sent pas tellement le pastis, c’est plutôt la pastèque qu’on a gardé ! Et slice, pour nous ca reste une part de notre pastèque qu’on a envie de vous dévoiler , il reste encore beaucoup de pastèque à partager !

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Qui a fait le visuel sur la pochette de l’album?

Lucas : C’est Hugo ! Il a dessiné toute la pochette, fait tout le graphisme, c’est lui qui fait les clips aussi.

Hugo : Je ne suis pas graphiste mais c’est un peu comme toi avec tes interviews, ça me fait plaisir de le faire , quitte à ce que ce soit pas complètement professionnel ou pas complètement abouti, c’est un moyen de rendre le truc encore plus complet et ça qui nous intéresse. Par contre pour le texte dans le livret à l’intérieur de la pochette c’est Sam.

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Vous avez commencé par les tremplins ! Que vous ont il apporté ?

Hugo : C’était surtout pour nous des opportunités de faire des concerts.

Lucas : On a pas trop vécu ça comme quelque chose qui allait nous faire accéder à quelque chose qu’on voulait comme un graal. Celaa nous permettait surtout de jouer dans des belles salles, dans de belles conditions  à chaque fois . On a rencontré des groupes de la scène locale et maintenant on est suivis par la Rock School barbey.Il y a forcément des relations qui se créent quand ça plait aux gens et aux professionnels de la musique.

Au niveau des concerts, vous avez déja fait des parties avec des groupes assez connu comme les Black Lips, Allah Las ou les Babyshambles. Est ce que Pete Doherty est sympa ?

Lucas : Il est très grand,  il mange pas mal de fromage. On la  vu,  on buvait des coups, et puis là ça toc à la porte, je vais ouvrir et là  Pete Doherty en face de moi ! Les Libertines et les Babyshambles , on écoutait ça au collège c’était des groupes un peu phares pour nous et du coup rencontrer ce mec là c’était drôle ! Puis après on enlève nos instruments pour les mettre dans la voiture et on passe devant la loge avec tous les musiciens de Babyshambles  qui étaient déja couchés, et on passe devant sans faire de bruit.. et les mecs nous disent « Venez  avec nous » , et là on a bu des bières avec les musiciens et nous on était comme des gamins. Le guitariste a prêté un superbe Gibson des années 30 à Sam, il osait même pas jouer dessus. On a tous nos petites anecdotes, on a tous vécu la même soirée différement. C’était super chouette.

Le meilleur souvenir de scène jusqu’à présent ?

Lucas : Avec les Babyshambles c’était super chouette ! Je pense que c’est la première fois qu’on voyait autant de monde dans un espace fermé, 2000 personnes dans un Krakatoa rempli c’était incroyable.

Hugo ; C’est vrai que c’est toujours particulier d’ouvrir pour une groupe connu , le public n’est pas là pour toi mais au final ça c’est très bien passé, le public était très sympa !Sinon il y a eu aussi la Release Party  de l’album , le 30 septembre 2015 à Darwin. C’était la première fois qu’on jouait avec tous les gens qui sont intervenus sur l’album, Il y avait un section cuivre.Il y avait aussi Antoine Fleury qui maintenant est un membre à part du groupe, qui est pianiste, qui joue sur l’album et qui maintenant joue avec nous dès qu’on fait des concerts. On était douze sur scène.

Hugo : Et après il y a des concerts où on miserait pas dessus, et on est un peu fatigués , et je sais pas pourquoi il y a cette alchimie. Comme la fois dans ce petit festival Brama à Talence où il se trouve qu’on a joué vers la fin , dans une bonne ambiance générale. Il était tard mais tout le monde était réceptif , on était hyper proches des gens.

Lucas : C’était la première fois que les gens chantaient sur nos morceaux  !

Vous êtes 4 dans le groupe, Le chanteur est parti pour quelques mois en Equateur .

Lucas : Oui il est parti faire un périple là bas, il est parti regarder un peu ce qu’il se fait en musique et il a un contact là bas. De toute façon on va tous partir à un moment ou un autre, L’année prochaine c’est mon année d’Erasmus. On fait de la musique  car on aime bien faire de la musique ensemble. Quand on se retrouva dans la même ville on refera de la musique on refera un album. On a enregistré 3 morceaux avant qu’il parte qu’on va mettre en ligne dans l’année. Et pour les concerts, quand il est pas là on n’en fait pas. Il n’y a pas de remplacement. On reste tous les cinq avec Antoine maintenant.

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Comment se passe l’écriture et la composition des morceaux entre vous quatre ?

Lucas : Très bien. pendant un moment c’était surtout Sam , Hugo et Paul qui composaient. Maintenant c’est souvent l’un de nous quatre qui apporte un morceau de guitare , des brides de riffs et on monte l’instrumental comme ça tous ensemble . Ensuite on fait les textes. La pluspart du temps c’est Sam mais ça peut arriver que ce soit un de nous trois aussi,en fonction de l’atmosphère que crée la musique.

Quel est votre coup de coeur de la scène rock bordelaise  actuelle ?

Lucas : Moi j’aime bien Cockpit, c’est des potes à nous,, on les a souvent croisé. C’est pas mal du rock garage assez puissant.   A Bordeaux il  y a pas mal de scène electro rock , Cold wave,c’est bien très fait, mais c’est des styles qui nous parlent moins. Ce sont des groupes du coup qu’on écoute très rarement. Sinon on aime  Jacher Nest ou Jaromil Sabord qui est sur Paris maintenant mais originaire de Bordeaux.

Où peux t-on se procurer vos albums ?

Lucas : Les albums sont disponibles chez Total HEAVEN.  ils sont en vente dans une friperie de Bordeaux ( la friperie DUKES ), il y en a aussi au local la Sirène et sinon sur  par la page BANDCAMP (en numérique) ou en nous le demandant sur notre page Facebook ,  et en vous l’apportera en mains propres.

Une salle où vous aimeriez jouer ?

Hugo : Je crois que le Stade de France c’est pas mal.

Lucas :  On a eu la chance de faire toutes les salles de Bordeaux , après ce serait super bien de jouer dans des salles parisiennes, mais on a pas du tout cette prétention. Avec CASABLANCA on ne s’est pas trop exporté finalement, on est assez « ancré dans le territoire ». On est un groupe de la CUB.

Le dernier concert où vous êtes allés ?

Hugo : Bootchy temple au Chicho il  y a 3 jours !

Lucas : Dead ghost.

Votre album fétiche ?

Lucas : En ce moment j’écoute beaucoup ,le deuxième album de Mac de Marco que j’écoute en boucle. Sinon un album classique , l’album Revolver des BEATLES.

Hugo :Electric Warrior de Ty Rex.

Votre morceau fétiche ?

Hugo :  Jockey Full of bourbon de Tom WAITS.

Lucas : Hotel california , c’est attaché à des trucs d’enfances.

Quels sont vos projets ?

Hugo : Ya 5 nouveaux morceaux composés pas encore enregistrés. Et puis là quand Sam revient d’équateur , on refera plein d’autres concerts, d’autres clips.

Lucas: Oui on a plein d’idées, faire des musiques pour des courts métrages, se diversifier. C’est sûr qu’il va y avoir autre chose on ne va pas s’arrêter là !

Fender ou Gibson ?

Lucas : Fender , je m’en fous je suis batteur !

Hugo : Je dirai Fender aussi.

Le mot de la fin ?

Lucas : Merci  à toi pour cette interview, un dimanche, il est 19H24 c’est chouette d’être venue!  Plein de belles choses à venir, des morceaux qui vont sortir incessamment sous peu , il  y a une compil qui va se monter aussi avec tous nos potes.

Hugo : Moi je voudrai rajouter que Paul , et je pense que cela est très prometteur, commence à enregistrer , à mixer, je pense que ça va promettre de belles choses . C’est d’ailleurs lui qui a enregistré et mixé  et arrangé nos trois derniers morceaux avant le départ de Sam, il a fait un très chouette boulot ,

Lucas : Un petit coucou à Sam si il nous lit et le mot de la fin  on va dire KILT .

Retrouvez  CASABLANCA sur

FACEBOOK et BANDCAMP.

 

Clara. 

 

 

 

 

 

 

 

 

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