ARCHI DEEP AND THE MONKEYSHAKERS


 Par un joli  dimanche de Septembre, à l’heure du goûter, je reçois avec très grand plaisir Martin le bassiste des ARCHI DEEP AND THE MONKEYSHAKERS chez moi. Le temps de faire couler un café, et c’est parti pour une interview dans la joie et la bonne humeur  à la maison. Le lendemain Camille et Arthur me répondaient chacun à leur tour, par mails. 

Ces trois garçons qui se partagent entre Niort, Oléron et Bordeaux ont un sacré emploi du temps et se consacrent à 100 % à leur groupe.  Je vous laisse les découvrir…. 

MARTIN (Basse) ARTHUR (Guitare ), CAMILLE (Batterie) credits photo : VALY D )

 

Bonjour Archideep and the Monkeyshakers comment allez vous ?

Arthur : A fond les ballons !

Martin : Ca va plutôt bien !

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Parlons déjà du nom du groupe. Un nom à rallonge qui part de l’histoire du groupe.(Archi deep au départ) .  Pourquoi ce nom et la petite phrase (Not just a rock n roll band ) est elle une allusion aux Rolling Stones ?

Arthur : Le nom du groupe vient du fait qu’avant j’arpentais les clubs et les caves de Londres,  seul, sous le nom de Archi Deep (himself!) avec un leitmotiv : « I don’t want your money ,I want you to like me on Facebook. » Mais sur ma banderole on avait l’impression de lire « I don’t want your monkey , I want you to like me on Facebook.  » D’où l’arrivée du monkey et shakers car il est toujours une question de groove et de secouer ! « Not just a rock’n’roll band » est plutôt un pied de nez à tous ceux qui te demande de déterminer ton style musical , si tu es plus blues heavy pop avec un penchant acide grunge jazz ou si tu fais du rock chrétien. Donc nous c’est pas seulement un groupe de rock’n’roll ! éhéh

 

Martin : Ce titre correspondait bien  à ce qu’on voulait faire , une espèce de musique rock qui a toujours ce sens du groove et  du côté  » on te fait danser, bouger,on reveille un peu les singes ! ».

On a beaucoup d’influences en effet, qui vont du jazz à de la salsa , même si ca se retrouve pas forcément directement dans la musique mais par ex Camille le batteur a une grosse influence, musique  latine, et moi j’ai fait le conservatoire de jazz. C’est très eclectique. On fait du rock mais pas que !

 

Comment le groupe s’est formé? Quand est comment vous êtes vous rencontrés . J »ai appris qu’Arthur avait fait passer des auditions ! Ce qui est plutôt rare de nos jours une bande de pote forme un groupe d’emblée…

Arthur : Le groupe s’est formé sur un coup de tête , je jouais dans Londres et j’ai eu des appels de promoteurs pour faire des concerts en France avec  mon groupe ou tout seul et je me suis dit que c’était le moment de trouver les bonnes personnes ! Du coup j’ai fait le tour de mon répertoire pour trouver qui était bassiste et batteur dans mon entourage ! J’avais rencontré Martin en fac de musicologie et savait qu’il jouait un peu de basse , du coup je l’ai contacté il a écouté les démos et ça l’a fait ! Pour arriver à Camille il m’a fallu 60 coups de fils et 20 auditions , mais maintenant on est aussi une bande de potes ! éhéh .L’audition permettait de mettre en avant le fait que c’était sérieux et pas pour rire ! ahah !

 

Martin : Oui pour trouver un batteur ça a été  beaucoup plus compliqué ! Camille était pas spécialement intéressé à la base, il est venu comme ça un peu par hasard. Et il s’est trouvé qu’il jouait extrêmement bien,  c’est vraiment un très très bon batteur ! En 5 minutes on avait dejà deux morceaux qui tournaient ! Mais il avait plein de projets … Donc il est reparti mais deux heures apres il nous a appelé pour nous dire qu’il voulait jouer avec nous  et arrêter quelques projets.

Et trois semaines après seulement on a du monter un répertoire d’une heure pour arriver au Comptoir du jazz avec des compositions d’Arthur essentiellement qui etaient deja prêtes, qu’on a réarrangait ensemble.

Parlons du style très brut de votre musique , un son gras une batterie technique,  puissante , un mélange de garage blues, grunge? Parlez nous de vos influences!

 

Arthur  : Nos influences pour moi ça vient de Led Zeppelin , Nirvana , les Beatles , RATM , Eminem , un peu de tout en fait ! Je pense qu’on est bon public mais très critique et ça nous permet d’essayer de créer quelque chose qui est du Archi Deep.

Martin : Je suis tout à fait d’accord avec les adjectifs que tu as donné ! On est autant influencé par la musique de Led Zeppelin, et de groupes des années 70 avec des rythmes de batterie et des structures qui partent un petit peu  dans tous les sens mais on a aussi cette influence des groupes comme Dinosaur Jr ou comme Nirvana, du grunge avec une efficacité. Les voix sont sans effets, c’est très brut , le but  c’est que ça doit marcher avec nos instruments et nos voix.  Et on a aussi une grosse influence par les Whites Stripes, Arthur a un gros béguin pour Jack White et du coup ça se ressent mais c’est vraiment un mélange. On ne se considère pas comme un groupe de Revival qui fait du vintage.  Le but c’est de trouver notre patte en mélangeant des trucs intemporels.
 

 

Comment avez vous l’habitude de répéter ? Avez vous un local ? Comment vous organisez vous pour vous voir entre Oléron, Niort et Bordeaux ?


Arthur : On répète normalement 2 à  3 fois par semaine + 2 concerts par semaine au minimum on essaye de jouer et composer un maximum ! Pas encore de local mais ma chambre à l’île d’ Oléron devient un petit studio , sinon on répète pas mal à la Sirène (La rochelle) . Du coup la voiture et l’autoroute sont nos amis ! 

Martin : Les studios de la Sirène sont super bien aménagés avec déjà tout sur place, ce qui nous permet de faire des répétitions de 4 heures dans des très bonnes conditions. Et la rochelle est un peu au milieu , entre Bordeaux et Niort.

Pochette du 3eme album.

Pochette du 3eme album.

Comment enregistrez vous ? J’ai vu que le troisième album qui va bientôt sortir a été enregistré à Memphis ! Racontez nous cette folle aventure !

Arthur : Tout LIVE sur bandes et magnéto ! Yes il a littéralement fait le tour du monde ! Enregistré à Memphis au mythique Ardent Studios avec Adam Hill qu’on avait contacté et fait venir en France pour l’enregistrement précédent à Berduquet (Cénac). Ardent Studios qui depuis 66 a vu passer une foule de personnage emblématique du monde de la musique ( ZZ top, BB king , Bob Dylan , Mudhoney, Cramps , Booker t and the Mg’s, white stripes, Big Star, Alain Bashung etc…) , autant dire la folie ! Ensuite on a pris le tout jusqu’en Angleterre pour rencontrer Noël Summerville (Police , Datsuns , Muse, The White Stripes…) pour un master totalement sur bande pour enfin revenir le presser à la main en France avec notre nouveau distributeur de vinyle M ‘com’ musique à Orgères. Et la cerise sur le gateau , tout le design réalisé par Storm Studios (Muse, Pink Floyd , Steve Miller Band , Mars Volta , Led Zeppelin, Black Sabbath …).

Martin : C’est une des expériences les plus dingues qu’on ait fait.  On a trouvé aux Etats Unis ce qu’on cherchait, le son, la façon de travailler, de pouvoir enregistrer tout en live. On a enregistré tout d’un coup, c’est basse , batterie, guitare et voix en même temps ! On a juste rajouté  quelques guitares de temps en temps.   On voulait recréer l’énergie du live. On repart d’ailleurs bientôt  aux Etats Unis, et c’est très facile de jouer dans des petits clubs la bas, partout ça joue tous les soirs de la  semaine dans les cafés, les clubs et tout de suite il  y a une bonne salle pour t’accueillir. On a vraiment hâte d’y retourner.

Parlez nous de la présence capitale d’internet dans l’histoire du groupe avec la fameuse « i dont want your money I want you to like me on Facebook  » puis les premières vidéos de Archi deep ( Arthur) disseminées sur Fb !

 

Arthur : En fait tout ça par d’un RDV avec une manageuse d’artiste de Major , je la rencontre elle écoute ma musique mon univers elle accroche et finit par dire maintenant on va regarder tes réseaux sociaux et là tout s’effondre : « ah ! mais tu n’as que 300 likes et 100 vues etc… » Du coup toutes ces videos , la chanson (que l’on retrouve sur Youtube) était une façon de faire un pied de nez à tout ça ! ( plusieurs articles dans des journaux français , plus de 1000 personnes récupéré sur Facebook…).

Martin :  On  a tout ! Instagram, Site internet, Page facebook,Soundcloud , la totale. On essaye que les gens se sentent concernés, d’avoir une interactivité.On essaie aussi de créer un peu l’attente,de ne pas en mettre trop, c’est très commercial au final en fait! Malheureusement on est à l’époque où les maisons de disques et les labels demandent en premier combien vous avez de lives sur you tube , combien vous avez de likes sur Facebook. Alors quand on est musiciens, ça fout toujours un truc au moral car tu penses musique avant tout  , mais malheureusement le business de la communication rattrape vite la vie du groupe et vu qu’on  est complètement indépendants, on s’est rendu compte qu’il fallait être sur tous les fronts, faire de la communication , faire du booking. pour cela Arthur est très bon communication et très bon vendeur !

Comment se passe le travail de composition et d’écriture au sein du groupe?

 

Arthur : Généralement j’amène la base , chant/mélodie/structure (basique) et après on arrange le tout ensemble !

Credits Photo David BOISSELEAU.

Credits Photo David BOISSELEAU.

Parlons des concerts ! Votre premier concert tous les 3 c’était où et quand ?

Arthur : Le 27 avril 2013 au Comptoir du Jazz avec Captain de Radio Nova pour la Moongroove party ! Une belle soirée , où tout le monde croyait que ça faisait plusieurs années qu’on jouait ensemble…

Martin : Après ce premier concert, on s’est aperçu que ça a marché, il  y  avait des bons retours même si c’était pas toujours très en place au bout de 3 semaines et on s’est dit ça va être l’été donc autant faire des concerts, avoir l’habitude de jouer ensemble.

Donc on a démarché, on a appelé pleins de bars, et on  a joué tout l’été , tous les weekends même deux trois fois par semaines car il fallait se roder. Donc depuis deux ans qu’on joue, ça fait deja à peu près 200 concerts , du gros festival au petit bar perdu au fond  du pays basque ou au fond du Jura.

Vous êtes encore jeunes ! Comment arrivez vous à concilier vos études et le groupe ?

 

Martin : Maintenant on est tous consacrés au groupe. Camille avait un CDI mais il a arrêté.  Maintenant le but c’est de se consacrer le plus possible au groupe  et de pouvoir jouer toute la  semaine, là on finit de booker  la tournée européenne pour Octobre et Novembre. C’est notre but de jouer tous les soirs.  Même si financièrement on gagne pas des masses, on arrive à équilibrer avec de l’intérim, des indemnités chomage, des cours de musique à côté.On ne veut pas avoir de regrets donc on veut se donner à fond, et que ça avance!

 

Un groupe avec lequel vous aimeriez jouer ?

 Martin : The Raconteurs, et  bien sûr les Stones !

Arthur :Eagles of death metal !

Camille : Sting et sa formation actuelle

 Votre meilleur souvenir de scène ?

Martin  : A Londres en Octobre 2014, dans un petit club au Worshop Honxton, dans un cave. C’était notre première date à Londres , on est arrivés avec juste nos guitares , nos valises avec les vinyles et les CDs. Il y avait trois autres groupes qui jouaient avant nous, des groupes Londonniens  qui jouent super bien , donc grosse pression avant de jouer.

On monte sur scène ,et   tout le monde part de la salle donc la on commence à flipper…et au deuxième morceau, on voit les mecs descendre en courant, commencer à danser partout, à nous verser de la bière dans la bouche pendant qu’on jouait ,  à sauter partout,  à chanter les paroles alors qu’ils ne connaissaient même pas les morceaux . C’était dingue.

Arthur : Y’en a pas de meilleur que des bons ! ahah Les mecs de la régie qui nous parlent dans les retours entre les morceaux en nous disant c’est trop bon , vous pouvez en jouer d’autres ! Vous arrêtez pas !

Camille : Il y en aurait beaucoup à raconter tu crois toujours que tu as fait le pire et en fait non.
Il y a quelques semaines nous jouions pour un contest de BMX et certains s’amusaient avec des pétards près d’un feu pas très loin de la scène lorsque l’un d’entre eux a littéralement été secoué par l’explosion dans le feu. Pas de blessés heureusement mais ça a été vraiment drôle !!

Avez vous d’autres projets de scènes à l’étranger?

Arthur :Yes, mi octobre on part pour 6 dates en angleterre et on est en train de caler des dates sur l’Europe en général.  Et normalement début 2016 on doit partir aux US pour un petit paquet de dates et traverser tout le pays…

Le dernier concert ou vous êtes allés ?

 Martin : Fuzz au Rocher de Palmer , très agréablement surpris !!

Arthur : Rival Sons en spectateur sinon la semaine dernière sur un contest de BMX.

Camille  : Laetitia Sheriff

Credits Photo David BOISSELEAU

Credits Photo David BOISSELEAU

 

Votre morceau fétiche  hors composition ?

Martin : Strange days des Doors, tout l’album en fait.

Arthur : The letter par les Box Top.

Camille : Baba O’Riley du groupe The Who

Dernier cd acheté ou téléchargé?

Martin : Un cd de Jazz de Nina simone

Arthur  : Ash Grunewald avec l’album Trouble’s door

Camille  :Far as i can see de Matt Schofield

Parlez nous de vos projets !

 Martin : A part devenir des grandes stars du rock ahahah , tourner vraiment à l’étranger , tourner le plus possible.

Essayer de trouver des contacts dans d’autres pays et voir comment  notre  musique sonne à l’étranger.
 
 Sur le plan du développement du groupe,  on aimerait  bien avoir une structure un peu professionnelle, avoir  un label qui permet de soutenir un peu le groupe, qui soit vraiment impliqué comme nous on l’est, et  un bookeur. Pouvoir se libérer de ça et faire vraiment que la musique.
 

Arthur : Jouer un max et partout , vraiment se faire une place en tant qu’Archi Deep and the Monkeyshakers qui fait du Archi Deep and the Monkeyshakers !

 

 La question rituelle de Kick out The jams : Fender ou Gibson ?

Martin : Moi je joue sur Gibson Les Paul, Arthur joue sur Gibson sg et Fender Telecaster.

On aime bien les sons lourds bien riches de Gibson,  mais en même temps aussi  les sons un peu plus claquants, agressifs  comme les  Telecasters, qui vont se distordre ou s’entrechoquer, c’est complémentaire.
On  essaye justement de trouver notre son entre les deux.
 

Arthur  : Gibson !

Camille  : Bah disons plutôt Gretsch !!!! ahah!!!

 Le mot de la fin ?

 Martin : On cherche des dates donc si des gens veulent nous programer qu’ils nous appellent !
Pour les écouter !!
 
 Pour les photos !!
Clara.
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